Créations spectacles vivants – Ateliers, stages pour professionnels et amateurs  Cie Le Turlupin

Des petits pas de côté

Création 2014

Festival Les Mots Dits 2015

Temps de Paroles 2014

Être maladroit, c’est parfois simplement ne pas être à la bonne place, au bon endroit, dans trop d’assurance ou trop peu…
Déplacé de soi même, ou soi même déplacé des situations.
En situation délicate vis à vis du regard des autres.
La maladresse est souvent  liée à un point de vue de considération du bon droit, de la bonne norme, de la bonne morale, du bon devoir, d’un ordre des choses, d’un bon fonctionnement, du c’est comme ça qu’il faut faire…
Physiquement autant que moralement…
Des dérives de la maladresse naissent des perles d’humanité, de tendresse, d’humour et de cruauté.
L’absurde y a grande part et pousse dans les retranchements humains, les dépassent parfois,
l’humour y gagne le monde à réinventer…

Deux comédiennes : Sophie Renauld et Elvire Ienciu s’y attèlent, extraits de textes qui les interrogent et les désaxent…

Article publié sur la page Facebook de la Bibliothèque Départementale de l’Yonne :

Festival Les Mots Dits 2015 : Des petits pas de côté
par la cie Le Turlupin, avec Elvire ienciu et Sophie Renauld
le 20 mars à Appoigny, le 27 mars à Armeau et le 28 mars à Brannay

Le festival Les Mots Dits s’est terminé en beauté avec cette lecture-spectacle qui a enthousiasmé le public ! Des petits pas de côté, on en fait tous : qui ne s’est pas senti un jour décalé, pas à sa place ? La maladresse, les clowns savent bien l’exploiter pour déclencher le rire : les situations burlesques ou absurdes sont souvent à la base de leurs gags. Et les spectateurs se sont bien amusés avec cette mise en scène travaillée dans le moindre détail, avec des objets servant de fil rouge (le verre d’eau qui se renverse à chaque déplacement…), tout comme les deux comédiennes, Elvire Ienciu et Sophie Renauld, complices dans la “dégringorigolade”, laissant une large place à la créativité et à l’imprévu…
Mais il y a eu aussi des moments plus graves, des textes qui nous interrogeaient sur nos sentiments profonds, ceux d’une humanité qui peut faire preuve de tendresse aussi bien que de cruauté. Et si la bonne humeur restait la tonalité dominante de la soirée, la compagnie Le Turlupin a su montrer que des choix littéraires et artistiques exigeants peuvent conquérir un public néophyte à la cause de la lecture à haute voix. On ne s’en lasse pas et on en redemande !

Christine Billard